108. MON PIRE ADVERSAIRE

La personne dans la cage est un homme en tunique sale. Quand j’entre, il me tourne le dos car il est en train de lire. Le livre qu’il tient dans les mains n’est pas n’importe quel livre.

C’est l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.

Il se retourne et je reconnais d’autant plus facilement son visage que… c’est le mien.

La main, plutôt le simple pouce, de Zeus me propulse à l’intérieur de la cage et j’entends derrière moi un déclic de cadenas.

— Qui êtes-vous ? demandé-je.

— Et vous qui êtes-vous ? répond l’autre d’une voix qui ressemble à la mienne mais qui n’est pas exactement la mienne.

Peut-être parce que j’entends habituellement ma voix de l’intérieur et que là je la perçois de l’extérieur.

— Michael Pinson, répondis-je.

Il se lève.

— Non, ce n’est pas possible. Car Michael Pinson c’est moi.

Je ne vais quand même pas devoir prouver à cet individu que je suis le seul vrai Michael Pinson.

— Bien, maintenant que les présentations sont faites, annonce la voix amusée de Zeus, je vous laisse la clef pour sortir.

Le roi de l’Olympe pose alors en équilibre entre deux barreaux en hauteur une clef qui a l’air de correspondre au cadenas de la cage.

— Le vainqueur n’aura qu’à me rejoindre pour poursuivre la visite.

Il sort en claquant la porte.

— Je ne sais pas comment vous êtes arrivé ici, proféré-je, mais moi je n’ai suivi qu’un seul chemin et j’étais seul.

— Moi aussi.

— Zeus m’a dit d’entrer, ajouté-je. Et vous étiez dans la cage avant moi.

— Zeus m’a dit d’attendre et qu’il allait me présenter quelqu’un.

— Je n’ai qu’une âme, elle ne peut pas s’être divisée en deux.

Pourtant je sens bien que cet individu n’est pas un simple caméléon qui m’imite ni un élève-dieu déguisé.

C’est bien moi. D’ailleurs, à le voir, je comprends qu’il se dit exactement la même chose, au même moment.

— Et dans ce cas, Zeus souhaite nous voir…

— … nous battre l’un contre l’autre, complété-je.

— C’est l’avantage d’être pareil, dit mon vis-à-vis, on sait immédiatement…

— … ce que l’autre pense, au moment où il le pense, n’est-ce pas ? Cela risque d’être…

— … difficile de nous départager.

Il réfléchit et c’est comme si je l’entendais réfléchir en même temps que moi :

— Si Zeus nous impose cette épreuve c’est qu’au final il…

— … ne doit rester que l’un de nous deux.

C’est étonnant mais, après un instant de méfiance, maintenant que je sais que c’est vraiment moi, en face, je suis très troublé.

Comme pour répondre à cette pensée il déclare :

— Normalement. Pas de gagnant, puisque nous sommes exactement de la même force, de la même intelligence, de la même rapidité.

— En plus nous sommes incapables de nous surprendre mutuellement.

— La seule manière de surprendre l’autre serait alors de…

— … se surprendre soi-même.

Et comme je dis cela je lui saute au cou et entreprends de l’étrangler. Il se dégage avec un style qui est typiquement le mien en écartant mes mains et en me donnant un coup de pied au ventre.

Je sens sa peur exactement de même intensité que la mienne. Tout comme moi, il ne sait pas vraiment se battre mais se jette en avant et essaie d’improviser.

— Bravo, dit-il, vous avez failli m’avoir par surprise.

Tout à fait le genre de phrase que j’avais envie de prononcer.

Au même instant nous dégainons nos ankhs et nous mettons en joue.

— Le problème, dit-il, c’est que nous savons tous les deux que nous allons tirer au même moment. Donc si l’un de nous tire, nous nous tuerons probablement tous les deux.

Il a raison.

— À moins que nous visions volontairement des parties non vitales, proposé-je.

— Se blesser aux bras et aux jambes ? Ça va être la boucherie.

Nous continuons à nous braquer.

— Nous devons admettre qu’il n’y a pas un faux Michael Pinson et un vrai, mais deux vrais.

— Ça change quoi ?

— Ça signifie que si l’un de nous meurt, le vrai Michael Pinson poursuivra de toute façon sa découverte de l’univers.

— Exact.

— Dans ce cas, il suffirait que l’un de nous se sacrifie.

— Le problème, dis-je, c’est que malgré tout, chacun de nous considère qu’il est unique et seul à mériter de survivre.

— Car nous avons deux consciences, même si elles sont exactement similaires.

Je souris puis je fonce tête baissée dans sa poitrine, mais il a senti venir l’attaque et se dégage. Je le dépasse et, de là où je me tiens, je suis prêt à le frapper dans le dos. En fait je suis idéalement placé pour cette attaque. Je me baisse, lui attrape la jambe et le renverse. Puis à nouveau j’essaie de l’étrangler. Il tend les mains et m’étrangle à son tour. Nous tirons tous les deux la langue en même temps. Nos deux visages sont congestionnés.

— Stop, articulons-nous en même temps.

Nous relâchons tous les deux notre étreinte.

— Réfléchissons ensemble, proposé-je.

— J’allais vous le suggérer.

— On pourrait peut-être commencer par se tutoyer.

Il a un sourire amusé.

— Évidemment, nous n’arriverons à rien par l’affrontement direct.

— Donc nous sommes forcés de nous unir, constaté-je. Mais ça nous savons très bien le faire, n’est-ce pas ? Nous l’avons déjà prouvé.

— Le problème c’est que Zeus n’acceptera qu’un seul vainqueur. Nous n’allons pas éternellement rester dédoublés.

— Ce n’est pas vraiment satisfaisant pour l’esprit, nous croirons toujours que l’autre profite de nous, sans être vraiment nous.

— Asseyons-nous, suggère mon autre moi-même.

Je m’assois en tailleur face à lui. Il adopte instantanément ma position préférée.

— Tu es « mon reflet dans le miroir ». Si ce n’est que tu es mon reflet incarné.

— Cela dépend de quel côté du miroir on se place, dit-il. C’est aussi toi le reflet.

Cela ne va pas être simple.

— Donc, il faut s’allier pour réussir. Mais comme tu l’as lu dans l’Encyclopédie, il y a le dilemme du prisonnier.

— Bien sûr. Ce fameux dilemme qui veut que jamais personne ne puisse faire confiance à l’autre. Et que chacun pense que l’autre va le tromper au dernier moment.

— À la différence que cet autre c’est nous-mêmes. Alors la question devient : « Puis-je me faire confiance à moi-même ? »

Il sourit et, pour la première fois, je lui trouve quelque chose de sympathique. En fait je m’aperçois à cet instant que je ne me suis jamais trouvé ni beau ni sympathique. Les quelques rendez-vous que je donnais à mon image, c’était le matin quand je me rasais devant la glace. Or, parfois ce visage à la peau parcheminée et au regard nerveux me semblait plus repoussant qu’attirant. Au point que je me demandais comment une femme pouvait me trouver beau. Et je me souviens en même temps que c’était précisément les femmes qui m’avaient permis de découvrir que, malgré ma répulsion naturelle pour ma propre image, je devais être séduisant. Oui, le regard des femmes a été un miroir bien plus généreux que mon propre regard.

D’abord celui de ma mère, puis celui de ma sœur, puis ceux de mes maîtresses et enfin de Rose, ma femme sur Terre 1. Puis d’Aphrodite et de Mata Hari en Aeden.

— Comment me trouves-tu ? demandé-je.

— Pas terrible, me répond-il. Et toi ?

— Pas beaucoup mieux.

Nous avons un petit rire simultané.

— Donc nous ne sommes pas près de nous apprécier.

Je me rappelle ce que j’ai vu sur le continent des morts lorsque j’étais thanatonaute. En guise de procès d’un mortel, les archanges amènent surtout l’âme à se juger elle-même sur sa vie précédente. Et les âmes ont moins d’indulgence pour leur propre passé que les juges officiels. Beaucoup souhaitaient souffrir dans leur vie suivante pour expier les péchés de la précédente. Nous sommes très durs avec nous-mêmes à la fin de notre vie, lorsque, connaissant l’enjeu, nous savons ce que nous avons accompli de bénéfique et de maléfique. Pourtant je ne crois pas avoir eu d’estime pour moi-même de mon vivant. Et même dans ma vie d’ange. Et même dans ma vie de dieu. J’ai toujours fonctionné avec l’idée que « le moi est haïssable ».

Justement l’autre me toise avec une sorte de dédain qui n’est pas sans rappeler celui que j’ai ressenti pour Raoul avant de lui mettre mon poing dans la figure.

— C’est peut-être cela la clef du problème. Nous aimer, dis-je.

— Bon, alors il faut d’abord que je t’avoue quelque chose, je ne me suis jamais aimé.

— Je sais. Pareil pour moi.

— Je ne me suis jamais trouvé beau, je ne me suis jamais trouvé intelligent. J’ai l’impression que j’ai eu de la chance quand j’ai réussi mes examens à l’école et à l’université.

— Je vais même plus loin, je me suis toujours pris pour un escroc, quelqu’un qui dupait son entourage.

— À qui le dis-tu !

— Et puis j’ai des reproches à te faire.

— Vas-y, c’est le moment.

— Il y a des incidents dans ton passé qui ne m’ont pas plu du tout. Tu te rappelles la fois où un type t’avait insulté et que tu n’as rien dit.

— Et alors ?

— Tu aurais dû te défendre. Personne n’a le droit de te manquer de respect.

— Je vois parfaitement à quelle situation tu fais allusion. Mais je te rappelle que j’avais 7 ans.

— N’empêche, cette lâcheté, par la suite, tu l’as reproduite souvent. C’est ça qui m’a toujours dégoûté chez toi, ce côté profil bas au lieu de t’affirmer.

— Tu peux parler ! Tu te souviens quand tu as frappé à l’âge de 8 ans ce garçon obèse que tout le monde appelait « Gros plein de soupe » ? Ça oui, pour frapper les boucs émissaires, tu as su trouver le courage.

— « Gros plein de soupe » ? Mais tout le monde le tapait à toutes les récréations. Tu voulais que je sois le seul à l’épargner ? Il était ridicule ! D’une bêtise… En plus il aimait qu’on le frappe. Il riait quand on le tapait.

— « Gros plein de soupe »… Tu crois qu’il est devenu quoi ?

— Je ne sais pas… pâtissier ?

— Il a dû être malheureux et persécuté toute sa vie.

— Mais il n’y avait pas que moi, nous étions tous responsables. Toute la classe. Les 30. Même les filles le frappaient pour rigoler.

— Alors tu es au 30e responsable de sa douleur. Tu as participé à la curée.

— Ce n’est pas comparable.

— J’ai encore d’autres griefs à ton égard. Pourquoi ne pas avoir fait l’amour plus tôt ? Tu as commencé à 20 ans. C’est quand même un peu tard.

— Je voulais une fille très jolie pour commencer.

— Tu as dénigré toutes sortes de filles très gentilles qui étaient pleines de bonnes intentions à ton égard.

— Je me faisais une image romantique du premier flirt.

— Tu parles ! Tu méprisais toutes les filles qui manifestaient une attirance pour toi, et tu ne tombais amoureux que des garces. Déjà les petites aphrodites te fascinaient.

— J’aime les jeunes filles qui ont du caractère.

— Tu as un fond masochiste. Tu embrasses la main qui te frappe, mords la main qui te caresse.

— Ce n’est pas vrai. Chaque fois que j’ai connu des problèmes de couple, j’ai arrêté.

— Mais tu as laissé ces problèmes se développer. Au lieu d’être ferme dès le départ.

— Tu ne me pardonnes rien, hein ?

— Au boulot, tu n’as jamais eu le courage de t’imposer dans le service où tu travaillais.

— Tu te souviens des collègues ? Des tueurs. À se manger le nez pour plaire aux chefs. Je ne voulais pas rentrer dans ce jeu.

— Alors c’est toi qui t’es fait bouffer par tout le monde. Tu voyais ton territoire se rétrécir tous les jours.

— D’accord, je n’ai jamais été un guerrier, ni pour me défendre, ni pour séduire, ni pour envahir les territoires des voisins. C’est pour cela que tu ne m’aimes pas ?

— Entre autres. Mais le pire c’est que tu revendiquais ta faiblesse comme une forme de gentillesse. Pas à moi, s’il te plaît. Je te connais trop. Tu étais lâche, c’est tout.

— Tu vas me condamner et tu vas faire quoi ? Me tuer ? Tu sais très bien qu’aucun de nous deux n’a intérêt au combat.

Soudain il me colle une gifle. Aussitôt je réponds par un coup de poing. Il s’arrête.

— Pourquoi as-tu fait ça ? demandé-je.

— La punition pour ta lâcheté. Vas-y, frappe-moi encore que je m’abîme et que tu t’abîmes. Là ce n’est pas pour gagner, c’est juste pour payer la dette de nos vies.

Il fonce à nouveau sur moi et tente de me cogner mais j’évite le coup de justesse.

— Salaud, dit-il.

— Salaud toi-même.

Il me donne un coup sous les côtes qui me coupe le souffle. Je lui rends. Il me balance un coup de poing qui m’ouvre la lèvre. Je vise l’arcade qui éclate à son tour. Nous roulons par terre. Nous frappons de plus en plus fort.

Je m’aperçois que je suis plus dur avec moi-même que je ne l’ai été avec Raoul. Je frappe pour casser. Finalement j’ai le dessus, je réunis mes deux poings et m’apprête à lui fracasser le crâne, mais j’ai un instant de doute. Le même que Théotime durant son combat de boxe. Le même que mon Libérateur lors du siège de la capitale des aigles. Je ne le hais pas, je ne me hais pas au point de me détruire.

Nous nous dégageons et nous maintenons face à face.

— Tu vois, maintenant je me défends et je ne me laisse plus insulter.

— Tu m’en veux autant que ça ? dis-je en frôlant ma lèvre blessée.

— Tu ne peux pas savoir à quel point.

— Au moins ç’a le mérite d’être clair. Vide ton sac une fois pour toutes. Je ne veux plus me battre.

Et puis j’ajoute :

— Tu n’as aucun devoir d’être parfait. Tu as juste le devoir d’être honnête envers toi-même.

Je lui tends la main. Il la contemple, hésite à la serrer. Il me fixe longuement dans les yeux. J’ai l’impression qu’il n’est pas prêt encore à devenir mon ami. Je continue pourtant à garder ma main tendue en signe de bonne volonté. Après un laps de temps qui semble très long, il avance lentement son bras et je sens sa paume contre la mienne.

— Bon, on fait quoi ? dit-il en lâchant ma main.

J’examine notre prison.

— Il faut nous en sortir ensemble, nous sommes condamnés à nous unir.

— Le plus drôle c’est que ce sera peut-être la première fois que je me ferai confiance, dit-il.

— « On » – finalement je préfère nous appeler « on » – on a quand même fait un sacré périple pour arriver jusqu’ici. Personne n’y est parvenu avant nous. Quand on est montés sur Pégase, on était seuls. Quand on a affronté les Cyclopes, on était seuls.

— Juste.

— On n’est donc pas si nuls que ça. Et Raoul, qu’on a tant admiré, il n’a pas réussi.

— Même Edmond Wells, même Jules Verne, ils ont échoué là où on a abouti.

— Même Aphrodite. Même Héra. Tous ils ont baissé les bras. Et nous,… on y est arrivés ! ON Y EST ARRIVÉS !

Il me regarde bizarrement.

— Tu sais ce que j’aime le plus chez toi ?

Le fait qu’il renonce soudain au « on » me prend un peu de court. C’est ce que j’aurais dû faire le premier. Il a été plus rapide.

— Non, vas-y, parle.

— Ta modestie. Zeus l’a reconnue : pour trouver l’énigme, nous avons été capables d’être humbles.

— Et moi, tu sais ce que j’admire le plus chez toi ?

— Ne te sens pas obligé de me rendre la pareille.

— Ta capacité de remise en question. Tu as vu à quelle vitesse nous sommes sortis du choc frontal et avons commencé à chercher des solutions ?

— Bon, nous sommes dans une prison et nous allons nous en sortir ensemble, même si Zeus n’en veut qu’un. D’accord ? demande-t-il.

— « Toi et moi ensemble contre les imbéciles », cela te dit quelque chose ?

La phrase de ralliement des thanatonautes claque dans mon esprit comme un drapeau qui m’a jadis porté chance.

— « L’amour pour épée, l’humour pour bouclier », complété-je.

Je lève la tête pour voir la clef, là-haut. Je n’ai même pas besoin de parler, il me semble que maintenant je peux communiquer avec l’autre moi par télépathie.

Je lui fais la courte échelle, il grimpe avec autant de maladresse que je le ferais. Heureusement il n’est pas trop lourd et, malgré mes courbatures, j’arrive à le propulser vers le plafond.

Il tâtonne, s’agrippe aux barreaux supérieurs comme un singe, puis réussit à faire tomber la clef.

Alors, nous aidant à quatre mains, nous l’enfonçons dans le cadenas et la tournons jusqu’à ce que le pêne se libère.

Le cadenas tombe et nous sommes libres.

— Sortons ensemble, nous verrons bien après, proposé-je.

Nous apparaissons tous les deux devant Zeus.

Le roi des dieux nous examine, étonné.

— J’ai demandé qu’il n’en reste qu’un, rappelle-t-il.

— Maintenant c’est nous deux ou personne, énoncé-je.

Zeus se penche, amusé par ma remarque.

— Tiens donc, et de quel droit remettez-vous en question les lois de l’Olympe, petit élève ?

— Du droit que je l’aime, lui, plus que je ne vous aime vous, répond mon comparse.

— Dommage. Dans ce cas vous m’obligez à…

Le roi des dieux saisit sa foudre et avant que j’aie pu réagir transforme en poussière fumante mon autre moi-même. À moins que ce ne soit le contraire.

— Bravo, tu as passé l’épreuve, alors je vais te faire visiter le reste de mon palais.

À nouveau nous descendons l’escalier et il ouvre la porte, de gauche cette fois.

— Pour tout comprendre, énonce-t-il, garde bien en mémoire que la première fonction de l’univers est d’être un lieu de spectacle destiné à distraire les dieux.

Le Souffle des Dieux
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